On peut trouver plein de bonne raisons de ne pas oser aborder. En voici quelques-unes.

  • Les femmes n’aiment pas ça
  • Ça ne marche pas
  • C’est un truc de gros lourd
  • Il y a d’autres moyens plus efficaces
  • Ce n’est pas mon truc, je ne suis pas ce genre de gars

Bref, je pourrais remplir 3 pages avec des excuses toutes plus logiques les unes des autres. C’est les excuses que j’ai entendues en posant la question à mes amis mais aussi à des gars dans la rue en micro-trottoir. Je voulais comprendre pourquoi il n’y avait qu’une minorité de mecs qui osaient aborder dans la rue.

C’est vrai que ce n’est jamais agréable de s’avouer qu’on a peur et encore plus compliqué de l’avouer à d’autres. Notre virilité en prend un grand coup. Il est beaucoup plus simple de se trouver mille et une excuses qui justifie notre non-action.

Lors d’un micro-trottoir, j’ai fait un interview d’un gars d’une vingtaine d’année qui était assis sur un banc avec son meilleur pote sur la drague de rue. Il ne voyait pas ça d’un bon oeil. J’ai essayé de comprendre pourquoi et là, il a commencé à être mal à l’aise et il a déversé plein d’excuses. Je ne le juge pas, il a le droit de penser ce qu’il veut mais en cherchant bien dans le fond il s’agissait bien de la peur. La peur encore la peur!

Sais-tu pourquoi nous avons autant peur d’approcher?

Il y a dans notre cerveau une partie reptilienne qui n’a pas évoluée. C’est elle qui nous empêche d’agir.

Quand nous vivions en tribu, nous avions extrêmement peur d’être rejetés.

Être rejetés = mort assurée

Le risque était bien présent car si la tribu nous chassait, nous nous retrouvions seuls dans la brousse. Je te laisse imaginer comment nous finissions notre vie…. Pas d’idées? Les lions, les animaux sauvages…. ça te parle?

C’est donc pour cela que nous associons rejet avec mort aujourd’hui.

Mais les choses ont bien changé, aujourd’hui nous ne vivons plus en tribus, nous avons évolués et le fait d’être rejetés pas des inconnues n’a absolument aucun impact.

Le seul impact c’est nous qui le créons nous mêmes. Nous nous jugeons, nous nous auto mutilons psychologiquement.

“C’est normal qu’elle me rejette, je suis trop moche”

“A quoi ça sert, de toutes manières je n’ai aucun succès”

“Une fois que je serais plus confiant, plus musclé, plus intéressant, j’irais aborder et je ferais un carnage”

Le temps passe, et tu ne changes pas, tu as toujours autant de difficultés à aborder, moins tu t’exposes, plus tu t’isoles. Tu restes dans des situations connues. “Ca je sais faire”, Ca je ne sais pas faire”. Mais c’est justement parce que tu n’oses pas le faire que c’est difficile.

Prenons un exemple: Tu veux apprendre à jouer de la guitare. Tu ne vas te dire “Je ne sais pas jouer de la guitare maintenant, à quoi ça sert que j’apprenne, toute ma vie je suis condamné à ne pas savoir jouer de la guitare.”.

Tu vas prendre des cours et commencer à pratiquer régulièrement jusqu’à ce que tu deviennes bon. C’est pareil pour devenir bon avec les femmes, si tu ne sais pas ce qui les attirent, ce qu’elle recherchent chez un homme, ce qui les excite, tu peux l’apprendre, c’est aussi simple que ça.

Le problèmes c’est que beaucoup de gars lisent des articles, regardent des vidéos, écoutent des podcasts sur la séduction mais très peu d’entre eux passent à l’action.

Que faut-il donc faire?

Se lancer et affronter ses peurs. Comment vaincre une phobie? Imagine que tu as une phobie de l’avion ou des araignées.

Le moyen qui est utilisé c’est l’exposition. Pas une exposition frontale mais une exposition petit à petit. Pas à pas. On va te montrer la photo d’une araignée puis le bout d’une patte, puis un patte entière, plus l’araignée en entier. On va ensuite de demander de la toucher.

Tu vois c’est un processus qui se passe étape par étape.

Ce que je te propose de faire c’est des baby steps. Commence par regarder les filles qui te plaisent dans la rue un peu plus longtemps que tu en as l’habitude. Je ne sais pas toi, mais quand j’étais timide, mais quand je croisais n’importe quel regard dans la rue, je détournais le regard, ou je baissais les yeux. Un regard c’est quelque chose de très intimidant. C’est pour cela que je te propose d’essayer de la maintenir un peu plus longtemps. Même si c’est une seconde de plus, c’est déjà une victoire.

Tu seras fier de toi! Yeah! J’ai réussi à la regardé une seconde de plus. Et c’est là que commence le cercle vertueux. Tu vas te fixer des objectifs pour sortir petit à petit de ta zone de confort et c’est là que tu vas progresser. Tu vas accumuler des petites victoires. Elles sont petites certes, mais c’est quand même des victoires.

En accumulant comme ça victoire sur victoire, tu vas monter en puissance, jusqu’à te retrouver à marcher en caleçon dans une rue passante. J’exagère une peu mais je pense que tu vois où je veux en venir.

Fixe-toi des objectifs réalisables et mesurables. Pour reprendre l’exemple du regard tu diras: Je m’engage à regarder dans les yeux au moins une fille que je crois dans la rue pendant 2 secondes après avoir croisé son regard.

Exemple d’un mauvais objectif: Je veux devenir plus sociable ou je veux obtenir 10 numéros. Pourquoi sont-il de mauvais objectifs car ils ne sont pas mesurables ou pas réalisables… Devenir plus sociable? Comme pourras-tu le mesurer? C’est compliqué.

Obtenir 10 numéros? Tu n’as encore jamais abordé, si tu te fixe des objectifs trop ambitieux tu as un risque d’être déçu et tu te sentiras encore moins bien qu’à avant.

Une fois que tu as réussi ton premier objectif, passe au second et au troisième….

Fais-le vraiment! Passe à l’action! N’attends pas que tu changes par un simple coup de baguette magique.

Catégories : Non classé